[Revue] Le tsumami zaiku, un art ancestral japonais, à ne pas confondre avec le kanzashi !

Entête Tsumami zaiku (fleurs).
Entête Tsumami zaiku (fleurs) pour mobile.

Il y a quelque temps, comme très souvent, j’errais sur YouTube sans but précis, lorsqu’une suggestion de vidéo m’interpela !
Il s’agissait d’un bijou, composé de tissu plié pour former des pétales, qui une fois assemblés formaient une fleur magnifique !

Quelle merveille venais-je de découvrir là ?!
Et oui, je suis curieuse
😊!

Dès que je vois quelque chose qui me plaît, il faut que je sache ce que c’est ! Et si c’est quelque chose que j’ai envie de reproduire ou d’apprendre, je m’empresse de découvrir la technique qui me permet de réaliser la même chose de mes propres mains.

Me voici donc en quête de cette technique nouvelle à mes yeux…
🎵🎶 [ This is my quest, to follow that star, no matter how hopeless, no matter how far, … ] 🎵🎶
Mais qui aurait pu imaginer que cette quête soit aussi riche en rebondissements !

Je vous livre tout ! De mes recherches infructueuses, à mes embuches… Pour enfin rétablir la vérité sur la mauvaise utilisation des termes japonais autour de cette technique et sur le véritable nom des réalisations que l’on peut faire avec.

1. Une quête semée d'embuches

a) Mes premières recherches

Dans un premier temps, j’ai commencé par regarder différentes vidéos sur YouTube. L’avantage de YouTube, c’est qu’il vous suggère des vidéos sur le même sujet. Vous n’avez donc pas besoin de savoir comment ça s’appelle tout de suite. Vous cliquez simplement sur les vignettes qui attirent votre œil !

Beaucoup de vidéos que je regardais étaient en russe. Même les titres étaient écris en cyrillique. J’ai tout de même trouvé certaines vidéos avec des titres anglais qui évoquaient toutes le terme kanzashi. J’ai donc fait une recherche avec le terme kanzashi pensant qu’il s’agissait du nom de la technique.

Miracle !!!! Des centaines de vidéos avec des fleurs et des bijoux de toute sorte se présentaient à mes yeux ! Des tutos en russe, espagnol, anglais… Je pensais donc avoir trouvé le nom de cette sublime technique de loisir créatif. (Sans vous mentir, j’ai créé un dossier dans ma bibliothèque YouTube qui contient plus de 300 vidéos ! Ça ne m’était jamais arrivé avant !)

En faisant la même recherche sur Pinterest, je trouvais autant de résultats. J’étais donc satisfaite.

b) Mes premiers essais

Avec mes recherches précédentes, j’avais tout ce qu’il me fallait pour faire mes premiers pas.

J’ai donc décidé d’utiliser cette méthode pour décorer mes dernières créations en cartonnage : « Distributeurs de cotons tiges et de cotons démaquillants ».

Une fleur tsumami zaiku réalisée en rubans de satin pour décorer mes distributeurs de cotons faits sur mesure en carton. Le cœur de la fleur est réalisé en perles.
Fleur tsumami zaiku en ruban de satin
Une fleur tsumami zaiku réalisée en rubans de satin pour décorer mes distributeurs de cotons faits sur mesure en carton. Le cœur de la fleur est réalisé en perles.
Fleur tsumami zaiku en ruban de satin

Très facile, j’ai réalisé des petites fleurs toute simples à 8 pétales, en suivant la méthode de pliage sur un tutoriel vidéo. Puis j’ai ajouté un centre également fait main en perles. J’ai assemblé le tout à la colle chaude et collé le tout sur mes boîtes.

Ça apporte vraiment une touche d’élégance je trouve !

c) Une définition difficile à trouver

Vint le moment de rédiger mon article pour vous présenter mon travail de cartonnage. C’est là que tout est parti en cacahuètes !

Je me suis dit que je ne pouvais pas vous parler de la technique employée pour ma déco sans vous en donner une définition… Oui mais voilà, en cherchant une définition de kanzashi sur internet (cf. définition plus bas), je me suis rendue compte que ce n’était pas du tout le nom de la technique de pliage du tissu que je cherchais !

J’ai alors découvert 2 nouveaux mots japonais : « tsumami » et « zaiku », ainsi que différentes utilisations imbriquées de 2 de ces 3 termes : « tsumami zaiku » et « tsumami kanzashi ».

Les 3 termes étaient utilisés à tort et à travers ou arrangés à la sauce de chacun (sûrement par manque de sources informatives). J’ai trouvé des définitions multiples, des confusions, des amalgames et tutti quanti
Malgré cela, toujours aucunes définitions précises pour mettre un nom sur la technique.
J’ai donc décidé de m’adresser directement à des japonais pour avoir le fin mot et démêler tout ce mic mac !

J’ai à présent fait le tour de la question et je suis arrivée au bout de ma quête ! Je vous délivre donc les conclusions de mes recherches qui résultent de la consultation de mes 2 contacts japonais et du recoupement de toutes les informations trouvées sur internet.

2. La technique « tsumami zaiku »

a) Définition

Le tsumami zaiku (つまみ細工) est une technique artisanale ancestrale japonaise qui a vu le jour et s’est développé pendant la période Edo (1603-1868).

Tsumami (lisez bien M, et pas N… ça changerait tout 😅 ) signifie « pincer », et zaiku peut se traduire par « petits travaux » ou « travail minutieux ».
On traduira donc littéralement le nom de la technique par « petits travaux pincés » ou « travaux minutieux pincés ».

Cet art consiste à assembler différent carrés de tissu que l’on plie à l’aide d’une pince. Chaque carré plié individuellement constitue un élément de la composition finale… La plus part du temps, un pétale de fleur. Chaque élément est ensuite assemblé pour former une création originale.

Bien que la technique tsumami zaiku soit utilisée le plus souvent pour représenter des fleurs, elle permet de réaliser des accessoires de toute sorte et de représenter bien d’autres choses ! Voyez plutôt :

Tsumami zaiku lapin.
Tsumami zaiku lapin.
Tsumami zaiku canari - oiseau.
Tsumami zaiku canari.
Tsumami zaiku licorne de MomoKanzashi sur Etsy.
Tsumami zaiku licorne de MomoKanzashi sur Etsy.
Tsumami zaiku hérissons de Saika24w sur Instagram.
Tsumami zaiku hérissons de Saika24w sur Instagram.
Tsumami zaiku hibou de MomoKanzashi sur Etsy.
Tsumami zaiku hibou de MomoKanzashi sur Etsy.
Tsumami zaiku renard de MomoKanzashi sur Etsy.
Tsumami zaiku renard de MomoKanzashi sur Etsy.
Tsumami zaiku poisson.
Tsumami zaiku poisson.
Tsumami zaiku colibri - oiseau de MomoKanzashi sur Etsy.
Tsumami zaiku colibri de MomoKanzashi sur Etsy.
Tsumami zaiku coq de l'Ateliê Cantinho da Arte.
Tsumami zaiku coq de l'Ateliê Cantinho da Arte.

Il y a 2 formes basiques de tsumami, et des dizaines de variantes qui permettent de réaliser des éléments de différents aspects selon la façon de plier le tissu :

  • Le « ken-tsumami », de forme pointu et allongé, est utilisé pour faire des fleurs de type chrysanthèmes.
Fleurs chrysanthèmes.
Chrysanthèmes
Exemple de fleurs tsumami zaiku confectionnées avec la forme ken-tsumami.
Fleurs tsumami zaiku confectionnées avec des ken-tsumami
  • Le « maru-tsumami », de forme arrondi, est utilisé pour faire des fleurs de type fleur de prunier.
Fleurs de prunier.
Fleurs de prunier
Exemple de fleurs tsumami zaiku confectionnées avec la forme maru-tsumami.
Fleurs tsumami zaiku confectionnées avec des maru-tsumami

b) La méthode traditionnelle

La méthode tsumami zaiku traditionnelle utilise les mêmes tissus que les kimonos (vêtements traditionnels japonais) : soie, crêpe de soie (chirimen), taffetas, sergé, satin, satin damassé, double gaze, etc.

On coupe des carrés de tissus entre 1,5cm et 5cm de large qui sont pliés, pincés, puis déposés dans de la colle de riz étalée préalablement sur une plaque en bois ou en verre.

N.B : en Europe, vous ne pourrez pas trouver de colle de riz toute prête, mais vous pourrez la fabriquer très simplement vous-même.

Une fois tous vos pétales encollés, il faut les assembler sur un support en carton ou en polystyrène qui aura été recouvert d’un tissu que vous aurez également collé avec votre colle de riz.

c) La méthode moderne ou méthode facile

Sur les tutoriels YouTube réalisés par des occidentaux, la méthode utilisée est plus facile et plus moderne, et donc plus rapide ! Idéale pour les débutants.

Nul besoin de fabriquer de la colle maison. Inutile de s’embêter à couper des carrés de tissu dans une grande étoffe. Munissez-vous de simples rubans de satin, organza, ou toute autre matière synthétique qui fond.
Avec le ruban, vous avez déjà une largeur prédécoupée. Il vous reste à couper vos carrés en coupant la même largeur dans l’autre sens.

Puis, après avoir formé votre élément tsumami, venez fondre la base de votre pliage à l’aide d’un briquet ou d’une bougie, et pincez furtivement avec vos doigts ou une pince. Votre élément tsumami sera collé instantanément !

Pour l’assemblage, collez vos divers éléments sur de la feutrine avec un pistolet à colle chaude. Le tour est joué !

d) Les finitions et la déco

Pour parfaire les tsumami zaiku, on ajoute souvent des perles, strass, paillettes, pistils synthétiques fait maison, ornements industriels tout prêt, etc.

Ces décorations permettent non seulement d’embellir le travail, mais également de cacher les raccords (le centre d’une fleur par exemple).

3. Et « kanzashi » alors, ça veut dire quoi ?

a) La vraie signification !

Souvenez-vous, tantôt je vous disais que je pensais que kanzashi était le nom de la technique, mais qu’il n’en était rien. Et pour cause, nous venons de voir que la technique s’appelle tsumami zaiku !

Oui mais alors kanzashi, ça veut dire quoi ?

Les kanzashi (かんざし ou 簪) sont tout simplement des accessoires pour cheveux traditionnels japonais qui se piquent dans la chevelure, tels que les épingles, les pics / bâtons / baguettes ou les peignes à 2 ou plusieurs dents.

Apparu pendant l’ère Jomon (≈ -14000 à -400 av. notre ère), ces ornements pour cheveux pouvaient, selon une certaine croyance, éloigner les mauvais esprits de ceux qui les portaient.

Ils furent également utilisés comme arme défensive pendant la période Edo.

Les kanzashi sont réalisés dans différentes matières telles que le bois laqué, la nacre, des métaux plaqués d’or ou d’argent, l’écaille de tortue, etc. et il en existe de styles et formes variés :

Kanzashi en argent de la période Edo (peigne japonais à 2 dents).
Kanzashi en argent de la période Edo
Tashibana kanzashi (épingle à cheveux).
Tashibana kanzashi
Tama kanzashi (bâton / pic à cheveux orné d'une boule).
Tama kanzashi
Kushi kanzashi (peigne japonais).
Kushi kanzashi
Ogi bira kanzashi (épingles à cheveux japonaises des geishas et maiko).
Ogi bira kanzashi

N.B : Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire l’article très détaillé sur Wikipédia.
(Attention toutefois, il comporte selon moi des erreurs… notamment à propos des tsumami kanzashi que nous allons voir dans le point suivant.)

b) Le « tsumami kanzashi », un style de kanzashi

En tenant compte des traductions vues précédemment, les tsumami kanzashi (つまみかんざし) sont donc rationnellement les kanzashi ornés de fleurs ou d’autres motifs fabriqués en tissu selon la technique tsumami zaiku.

Ils sont apparus à la période Edo, en même temps que l’art tsumami zaiku… Quand on y pense, c’est logique…

Ils sont par conséquent un style de kanzashi.

Les plus connus et répandus sont les « hana kanzashi », portés encore aujourd’hui par les geishas, mais surtout les maiko (apprenties geishas). Ils sont reconnaissables par leur chapelet de fleurs tombantes telles des fleurs de glycine.

Ici encore, il y a différentes sortes de hana selon les saisons, et différentes manières spécifiques de les porter.

N.B : cf. plus de détails dans l’article Wikipédia (sinon cet article n’en finira jamais 😂 ).

c) Amalgames et mauvaises terminologies

Si l’on se base sur le sens des mots comme je l’ai fait jusque-là, tout est donc logique et simple !

Et pourtant… la confusion règne sur internet au sujet des termes kanzashi et tsumami kanzashi qui sont extrêmement mal employés par le monde occidental ! (D’où ma méprise lorsque j’ai découvert les premières images sur YouTube alors que je n’avais pas encore étudié tout cela.)

Il y a cependant une manière très simple de vérifier qui a tort ou raison. Ceux qui ont raison, ce sont forcément ceux dont c’est la culture ! Il suffit donc de faire une recherche sur Google image en tapant les kanas « かんざし » (kanzashi) ou « つまみかんざし » (tsumami kanzashi), au lieu d’utiliser l’alphabet latin ! Vous obtiendrez ainsi des résultats de sources exclusivement japonaises !

Dans le premier cas, les résultats obtenus ne représenteront bien sûr que des épingles à cheveux, pics / bâtons / baguettes ou peignes à 2 dents ou plus, comme je vous le disais tantôt.

Et dans le deuxième cas, vous obtiendrez toujours ces mêmes accessoires pour cheveux qui se piquent, ornés cette fois de fleurs et autres décorations réalisées selon la méthode tsumami zaiku. Et rien d’autre ! (à une exception près)

Tous les autres ornements capillaires (barrettes, pinces, serre-têtes, bandeaux, élastiques, etc.) ne sont pas des kanzashi ! Ils ne devraient donc pas être appelés ainsi, même s’ils sont confectionnés avec des morceaux de tissu plié !

Alors pourquoi cet amalgame ?

Tout simplement parce que les pays occidentaux pensent à tort que « le terme kanzashi désigne aussi les fleurs de tissu plié appelées au Japon tsumami kanzashi, ou les techniques utilisées pour confectionner ces fleurs. » [Wikipédia].

J’en entends déjà certains me dirent : « Ah, mais si c’est Wikipédia qui le dit, alors c’est vrai ! ». C’est faux, complètement faux !!

Faut-il vous rappeler que Wikipédia est une encyclopédie communautaire en ligne, écrite par des internautes comme vous et moi ? N’importe qu’elle désinformation peut donc y être colporté et se répandre comme une trainé de poudre sur la toile… (Fakenews ! ça vous dit quelque chose 😆 ?)

Malheureusement, lorsque l’on fait une recherche sur le mot kanzashi, on retrouve régulièrement des descriptifs qui disent : « accessoire / bijou avec fleur kanzashi » (le plus souvent en anglais) ; et cela, même lorsqu’il ne s’agit même pas d’un ornement capillaire !

Ce qu’il faudrait dire en réalité c’est : « accessoire avec fleur confectionnée à la manière des tsumami kanzashi ».

Aaaah mais voilà… c’est trop compliqué / trop long ! Que font donc les gens alors ? Ils simplifient / raccourcissent !! On reconnait bien là la tendance des occidentaux à prendre le chemin le plus court… De là à carrément faire sauter la moitié du terme pour ne garder plus qu’un seul mot qui a une autre signification à la place… il y a un monde tout de même !

Et puis il y a ceux qui n’auront pas fait l’effort de se renseigner, ni fait de recherches, parce qu’il n’y a pas de définition toute faite ou correcte sur internet dans leur langue, et qui propageront du coup les erreurs des autres… Ça peut aller vite…

C’est comme ça qu’on se retrouve avec des descriptions comme : « Kanzashi necklace » (collier kanzashi) ou « Kanzashi hairclip » (pince à cheveux kanzashi) qui pour le coup est carrément une aberration !

4. Sources et articles de référence ?

Outre mes contacts japonais que je remercie pour leur aide, et l’article Wikipédia précédemment cité, veuillez trouver ci-dessous une sélection d’articles références qui m’ont permis de démêler le vrai du faux :

 

5. Présentation de mes premiers « tsumami zaiku »

A présent que tout est clair, je peux enfin vous présenter mes toutes premières compositions tsumami zaiku ! C’était à la base le but de cet article qui finalement s’est transformé en un véritable article d’investigation !

Ma première réalisation est une fleur réalisée en ruban de satin blanc et ruban « gros grain » bordeaux. Son pistil est confectionné à la main en perles.

Je n’avais pas de support bijoux à la bonne dimension pour la recevoir, alors pour l’instant, c’est juste une fleur 😄. Mais dès que j’aurai passé commande, elle pourra devenir une broche, une pince à cheveux, ou… Je ne sais pas encore… (Si vous avez des suggestions, je vous écoute 😉 ).

La seconde composition est une barrette clip de 8cm (mais son envergure finale est de 12cm). Cette fois encore j’ai utilisé des rubans de satin noirs et blancs. Puis j’ai collé des perles de différentes tailles pour parfaire mon travail.

Mes pétales ne sont pas très réguliers, mais pour une première, je suis tout de même assez satisfaite du résultat final. Ça viendra avec le temps et l’expérience !

Je ne rentre pas plus dans les détails, si vous êtes encore là, j’ai déjà pris la moitié de votre après-midi avec cet article 😂🤣 !

6. En conclusion

La vérité est à présent rétablie !

Vous savez tout au sujet de la technique tsumami zaiku et de ce que vous pouvez faire avec.

Les termes japonais abordés ici n’ont plus de secret pour vous et vous ne vous tromperez plus en les utilisant.

Vous êtes fin prêt à vous lancer dans cet art passionnant !

Un seul petit bémol subsiste… Tout le monde n’a pas lu cet article (malheureusement pour moi 🙄), et le terme kanzashi est toujours mal employé sur internet.

Aussi, si vous voulez vous aussi vous initier en suivant des tutoriels vidéo, vous savez que vous devez délibérément mal l’utiliser pour trouver des résultats !

N’hésitez pas à partager largement cet article autour de vous !
Même avec des étrangers… (Avec Google traduction maintenant, ils peuvent aussi le lire)

Qui sait, ensemble nous pourrons peut-être rétablir l’ordre parmi le chaos 😈 😂🤣 !

8 commentaires

  1. wilwarine
    | Répondre

    génial ! un article très intéressant qui m’a fait découvrir de très jolies choses et a amélioré ma culture générale en prime ! Bravo pour tes premières pièces, c’est ravissant.

    • Mlle M
      | Répondre

      Merci !
      Ravis de t’avoir apporté de nouvelles connaissances artistiques et culturelles 😋.
      Il ne me reste plus qu’à trouver une destinataire pour ma barrette… 😆

  2. Julie
    | Répondre

    Waouw! Je me coucherai moins bête !
    Ça donne envie d’essayer

    • Mlle M
      | Répondre

      Ravis d’avoir aiguisé ta créativité à une nouvelle technique 😉. J’espère voir ça…

  3. Michèle
    | Répondre

    Waouh!!super article très intéressant et de superbes photos de toutes ces jolies fleurs en tissu.

    • Mlle M
      | Répondre

      Coloré comme tes créations Michèle 😘.

  4. Céline
    | Répondre

    Whouahh ! Quel article !!! Un livre , presque !
    Bravo !
    J’ai découvert plein de chose ! Merci

    • Mlle M
      | Répondre

      Hahaha 😂🤣 ! Je devrais y songer !
      Je l’ai dis, c’était un véritable article d’investigation 😜.

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